Hier, j'ai eu affaire à un de ces instants où l’on se rend compte de ce qu'est le temps, ce temps qui passe, et la sagesse qui va avec, et la douleur, et l'espoir... Je me promenais au Parc Brassens avec ma mère et soudain nous avons vu un couple de presqu’enfants, où tout était dans leur regard, car ils ne se parlaient pas : elle était en train de le larguer, elle lui faisait la gueule, et lui, il souffrait en silence. Elle est partie en boudant, le visage rouge de rage, et lui il est resté là, à la voir partir. Puis il s'est assis sous les arbres, en retenant ses larmes. Celle qui réussissait à s'échapper de ses yeux, il l'essuyait avec sa manche... Il soupirait, languissait, souffrait.

Il a remarqué que nous l'avions vu, il a cherché à se cacher. Nous nous sommes dit qu'il fallait aller lui parler, lui dire quelque chose. Je me suis approchée de lui, et je lui ai dit : « on est tous passés par là, et ça finit par passer, crois-moi ». Il a éclaté en sanglots, je l'ai pris dans mes bras... Pauvre Martin (comme dirait ce cher Georges) car Martin était son prénom... treize ans depuis un mois et une tête d'ange : des yeux vert pomme magnifiques, de taches de rousseur parsemées sur son visage, des petites fossettes aux joues. Pour Martin, le temps du chagrin amoureux entrait dans sa vie. Je lui ai répété : « on est tous passés par là, mais on survit... crois-moi Martin. Tu pleureras toutes les larmes de ton cœur à travers tes beaux yeux. Et tu pleureras tous les jours, jusqu'au jour où tu ne pleureras plus. Et tu te diras : « où sont passées mes larmes ? », et tu verras qu'en fait oui, tu pleureras, mais ce seront des larmes de bonheur, car tu riras à nouveau de bon cœur. Et puis tu aimeras quelqu'un d'autre, et peut-être qu'elle partira aussi, et que tu souffriras une fois de plus... Mais tu souffriras moins qu'aujourd'hui, crois-moi, car on apprend. Parce qu'on n'a pas envie de revivre ce qu'on a déjà vécu, et la douleur passe. Et il y en aura d'autres Martin, tu as la vie devant toi. Puis un jour tu rencontreras celle avec qui tu voudras passer le reste de ta vie, et tu te souviendras de ce que je t'ai dit aujourd'hui... Et dis-toi que tu as de la chance, parce que ta douleur te dit que tu as aimé... même si aujourd'hui tu souffres d'amour. Il y a des gens qui n'ont jamais connu l'amour : eux, ils doivent être vraiment malheureux. Je te promets que ce que je te dis est vrai, parce que moi aussi j'ai aimé un garçon une fois, et j'ai cru qu'il était le Prince Charmant, mais il ne l'était pas. Alors j'ai beaucoup souffert lorsqu'il est parti, et j'ai cru que j'étais la personne la plus malheureuse au monde. Puis, petit à petit, ma souffrance est passée, et un jour il y a eu un autre garçon et puis la vie est repartie, comme un roue ». Il a sourit, puis nous avons parlé d'autres choses... et nous avons fini à la boulangerie, à manger un bon pain au chocolat, le sourire et le chagrin main dans la main dans son cœur d'enfant. Et le temps passe, parce qu'il m'a appelée "Madame", hahahaha bref, end of the episode.

Cette création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.
1 commentaire:
No entiendo un pomo de frances, asi que estas dos entradas gentilmente te las pasas por la.... libretita de traduccion que traigas y despues veremos que dicen.
Enregistrer un commentaire